Venise est surchargée d’histoires et de mots. Elle a sa langue propre avec plein de “x” (Venexiana pour vénéziana). On l’entend dans les rues, entre eux. Même les autres Italiens sont des étrangers.
Que disent les Vénitiens ? D’après ce que je suis en train de lire dans le livre de Paolo Barbaro "Petit guide sentimental de Venise", ils se plaignent de leurs envahisseurs, des autorités italiennes et d’eux-mêmes... tentés de partir, de fuir celle dont ils se sentent dépossédés et dont ils estiment la mort annoncée. Ils rêvent de décisions courageuses pour la lagune (un projet est en cours pour 2009 ; des énormes barges gonflables pour arrêter les marées trop puissantes, mais ça ne marcherait que pour une cinquantaine d’années, après, il faudrait trouver autre chose). Ils espèrent aussi une régulation du flot touristique (pas plus de x milliers de touristes en même temps. Un passeport pour Venise ?
Je ne préfèrerais pas... Mais je les comprends (Nice est aussi une ville assiégée).
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