Arrivée obligée par la place Saint Marc. Il paraît que les vénitiens l’ont abandonnée aux touristes. Ce n’est plus chez eux, dommage...
Quand les marchands auront eu raison de la vraie vie, de la vraie ville, quand ils se seront débarassé des vieux et des jeunes (il paraît que c’est ce qui est en train de se passer) qui sont nés là, il ne restera plus qu’un décor... Ou plus rien. Les millions de touristes qui piétinent Venise l’enfoncent toujours un peu plus sous les eaux. La forêt d’arbres millénaires minéralisés sur laquelle la ville est bâtie est fragile... Peut-être décidera-t-elle de ne plus “jouer”, si ses enfants et les enfants de ses enfants s’en sont allés ailleurs...
En attendant, Venise attendrit, elle dit les efforts de l’homme pour s’accrocher et rendre beau ce qui l’environne. Ils l’ont rendue trop belle... l’ubris...
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